21 août 2008

ma voix vers vous!!!

Un extrait de 3e Acte publié aux éditions Joca Seria!!! Lecture réalisée lors du festival de poésie Midi-Minuit de 2005, enregistrement pour la revue Gare Maritime (grand prix Charles Cros!)

http://www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/poete.htm#

 

Merci à la Maison de la Poésie de cette mise en ligne. Pour écouter d'autres voix de poètes:

http://www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/poete.htm

 

Et la maison Joca seria c'est ici: http://www.jocaseria.fr/Catalogues/Catalogues/livre-artis...

10 septembre 2007

Action!

Le rythme du travail est repris avec beaucoup de temps en atelier pour des oeuvres en écriture-dessinée grand format sur un papier magnifique reçu il y a peu. Un temps d'écriture également, en poésie.

Quelques occasions de se retrouver: 

Le 16 octobre à 18h00 à la bibliothèque universitaire ssh (?) de Guyancourt pour l'exposition "Permanente et indéfrisable".

Six poètes et six plasticiens par deux dans un salon de coiffure devaient réaliser quatre portraits. J'ai eu la grande joie de rencontrer ainsi Jacques Jouet  http://www.pol-editeur.fr/catalogue/ficheauteur.asp?num=3...

réservation obligatoire: maison.poesie@agglo-sqy.fr

Et plus proche dans le calendrier le 3ème surgissement du Sous-Sol Orgasmique à Diffusion Organique aux prés de Cressay (78)

le 6 octobre de 17h30 à 18h15 en pleine nature avec une contamination unique des peaux présentes offertes au crayon gras.

En route pour une nouvelle saison! 

 

01 juillet 2007

Texte lu au Pannonica à Nantes:Fête Daniel Biga, départ de la maison de la poésie de Nantes.

(...)
Parce que je ne connais pas ta Vie, que je t’ai connu à l’école des Beaux-arts. En passant dans le couloir dont les lattes grincent sous le lino, en regardant distraitement sur une porte avant de me figer.
Atelier d’écriture ouvert à tous.
Suivaient les horaires que je m’efforçais d’oublier très vite. Je suis ici pour du sérieux et pas de l’écriture, et l’écriture moi je la porte comme je peux, comme on porte une grande bassine bien trop pleine, que chaque pas manque de renverser. Et qu’il est interdit de renverser. Mais l’eau de la bassine se met à chanter. J’ai beau lui intimer le silence, rappeler à l’ordre tout le monde en disant on se calme ! L’eau bouillonne de joie le poids de la bassine augmente. J’invective mes gens ! C’est intolérable ! Nous sommes ici pour travailler sérieusement, sur des choses douloureuses et difficiles avec des professeurs alcooliques et sombres,// je ne peux pas poser la bassine ! L’eau chante plus fort, clapote et par gouttes discrètes mouille l’antique sol beaux artien.// Attention hein ! Ma patience a des limites ! On se calme, on se ressaisit, un peu de sang-froid ! Eau tu te rendors immédiatement et nous, nous retournons en modèle vivant ! //L’eau euphorique hurle « Mots d’elle vivants ! Mots d’elle vivants, mots d’elle vivants ! » je lâche la bassine trop lourde dans un juron, l’eau explose au sol, et de la bassine des litres et des litres se répandent à mes pieds. J’essaie de contenir les flots en ôtant mon pull et tente un barrage de laine, mais l’eau toujours grossit, j’ôte mon tricot de peau mais l’eau toujours grossit, j’ôte mon pantalon, //mais enfin hurlé-je est-ce que ça va bientôt finir ? En culotte vêtue, l’eau aux genoux je tente un nouveau stratagème. Je pose mon postérieur avantageux au centre de la bassine, pensant ainsi stopper l’hémorragie. L’eau éclate de rire grossissant encore ses flots : la bassine, moi et mon cul coincé dedans, nous nous mettons à flotter! J’ai beau me tortiller dans tous les sens l’eau coule à flot et j’ai le derrière coincé dans la bassine. Me restent mes bras pour tenter de diriger la frêle embarcation… quelle horreur ! Et si je croise quelqu’un? je peste en frappant l’eau du plat de ma main, tu vas cesser dis tu vas cesser! L’eau fait le gros dos soudain une porte //peut-être ouverte, créé un courant. La bassine tourne d’abord sur elle, doucement, puis de plus en plus vite, encore plus vite !
Le courant embarque la bassine, des tourbillons formés à l’improviste rythment cette course folle, les doigts de pieds s’écartent de terreur, les mains griffent les murs soudain ! Un bruit de chute niagaresque me dresse les poils et les cheveux ! Je tente désespérément de freiner des mains, des pieds et là horreur! Mes énergiques manœuvres frénétiques bras en tous sens renversent la bassine! Je me retrouve dans l'eau le cul embassiné à la surface et moi gigotant dessous ! j'agrippe quelque chose sans savoir quoi// je refais surface, crachant l’eau par les oreilles.
Un câble, je tiens un câble électrique! Voilà ! Je vais finir grillée me dis-je, grillée à poil le cul coincé dans la bassine !!!
Tout ça parce que Mâdâme ne sait pas retenir ses eaux !!! C’est malin je crie, j’espère que Mâdâme est contente, ah ! il est beau le résultat il est beau! je me tiens à un câble électrique, coincé dans une bassine qui continue de déborder! Tout ça parce que Mâdâme a des velléité d’écriture ! Mais on s’en tape franchement hein, et puis pour raconter quoi d’abord ! Ses premières règles ?
Agrippée au câble je remonte le courant toujours coincée dans la bassine.
Son papa qu’on était triste qu’il avait pas donné assez d’amour ?
Mes doigts glissent sur le caoutchouc.
Sa mauman qu’avait mal donné le sein, avec un peu de chance tu pourras vendre ton histoire d’inceste entre ton père et sa sœur, c’est vendeur ça l’inceste!
Le câble me ramène presque à mon point de départ. À contre-courant je lutte pour nous ramener dans le droit chemin.
Et puis c’est qui Biga hein? Encore un prof mûr qui va se rassurer auprès de jeunes filles énamourées? Encore un qui pourra jouer au papa qui vous aime et en plus il vous sodomise? Il boit comme les autres sous ses faux –airs? Les mecs en ateliers d’écritures c’est du plan drague à fond! Ben voyons tu vas voir! Il va bien les aimer tes textes Mâdâme !! Mais si très bien, intéressant tu parles! Il est payé pour ça! Les filles tu leurs dis que t’aime ce qu’elles font elles fondent non ?! « Vraiment c’est vrai ? En vrai pour de vrai ? Vous ne dîtes pas ça pour me faire plaisir ?Oh mon Dieu je suis tellement émue ! » Et on fourre son nez rougis de larme dans le girons du écrivain maître d’atelier qui tapote doucement l’épaule dénudée ! Oui Mâdâme l’écrivain tapote doucement et rassure la dâdâme qui « …vous êtes le seul à qui je le montre, jamais je » ben voyons ! Quand on voit ce ramassis de tas d’ordure, de racontars d’incestes, de viols, de frustrations, tu m’étonnes que c’est pas étalé ! ça pue Mâdâme c’est répugnant ça me dégoûte et il n’est pas question vous entendez il n’est pas question une seule seconde qu’on se rende à cet atelier du Biga machin. Biga ben voyons quand on s’appelle comme ça! Be Gars, tu seras un gars jamais un homme// à vie sous l’injonction, Biga ! Be girl aussi alors !! On va bigueurler et je bigueurle haut et fort qu’on ne s’y rendra pas, qu’il n’aura rien Biga! Laisse moi hurler de rire, pisser dans la bassine, le grand « a » de Biga un alphabet dans  // 
Le câble ne tint pas la pression, il lâcha brusquement. Happée par le courant la bassine cogna au mur, je me cramponnais et entendis une dernière fois le bruit de la chute tout proche. Rien ne pu cette fois en empêcher l’approche et la bassine fut précipitée dans les flots bouillonnants, son chargement vociférant avec.
Quelques temps plus tard, au sec et rhabillée je poussais la porte de l’atelier.

22 mars 2007

"Permanente et indéfrisable" des photos!

Le 10 mars à St Quentin en Yvelines avec la Maison de la Poésie nous étions 6 équipes de deux, chez des coiffeurs, avec une commande de portraits à réaliser. J'étais en équipe avec Jacques Jouet et ce fut formidable. Un petit salon à Trappes, ouvert depuis peu, des tarifs très bas, une clientèle venue en famille, une équipe de coiffeuses dynamiques...Et nous à la rencontre des gens "Bonjour! Il y a une action poétique dans le salon voudriez-vous..." Jacques écrivait des poèmes-portraits qu'il recopiait ensuite pour l'offrir à la personne."C'est la première fois que je vois un poète vivant!" Moi je demandais à collecter quelques mèches des cheveux coupés, que je glissais dans une petite pochette,puis je demandais à la personne d'écrire sur nom sur un papier épais. Il y a un album photo à droite avec des images des 6 portraits réalisés. Une belle aventure, de belles rencontres...Vive la Vie! 

http://www.oulipo.net/oulipiens/JJ

22 février 2007

en poésie!!!

La maison de la poésie a mis en ligne les enregistrements des poètes!!! Plein de textes à entendre! Je vous propose un lien vers

un extrait de "3è Acte" aux éditions Joca Seria publié manuscrit, avec une traduction typo en fin d'ouvrage. J'avais fait cette lecture lors du festival Midi Mi-Nuit 2005 .Belle écoute!

http://www.maisondelapoesie-nantes.com/htm/poete.htm# 

Et merci à la Maison de la Poésie de Nantes. Grâce à eux j'ai rencontré Patrick Houdin de la Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines et vais me retrouver à Trappes dans un salon de coiffure pour une édition "Permanente et indéfrisable" en compagnie d'un poète. Ce sera le 10 mars j'en reparlerai!

Bientôt également les photos de l'exposition à St Nazaire, onze mètres de mur en wall drawing pour "Sous-Sol Orgasmique #2 envahissance exploratrice".

 

30 décembre 2006

calendrier

Bienvenus du 8 au 24 janvier 2007 sur le site de l'École d'arts plastiques de Saint-Nazaire, je travaillerai en performance d'écriture-dessinée sur les murs pour: "Sous-Sol Orgasmique#2: envahissance exploratrice". Vous pourrez ainsi découvrir l'envahissement chaque jour aux heures d'ouverture du lundi au jeudi. Vernissage le 24 janvier à partir de 18h00 pour la présentation de mon travail, 19h00 pour le avec modération serre-mains, j'y serai ravie de vous rencontrer. Présenté également le 24, le journal de résidence, écrit du 8 au 24 janvier.

Plus tard le 10 mars à St Quentin en Yvelines à l'invitation de la maison de la poésie j'interviendrai en performance dessinée pour la manifestation "Permanente et indéfrisable" en compagnie d'un ou d'une poète.www.agglo-sqy.fr/maison-poesie

Le tout avec mes voeux pour cette future année toute jeune toute neuve à découvrir, explorer, inventer et habiter jusque dans les moindres recoins.